CHILI, DESERT D'ATACAMA

BIENVENUE SUR MARS
Par Pierre Pascal et Sylvain Gendron, www.pix-aile.com

Au nord du Chili s’étend le désert d’Atacama, l’un des plus arides au monde. La magie de ses couleurs, la force cosmique qui se dégage de sa nature impitoyable et l’histoire des mineurs qui ont peuplé son silence attirent aujourd’hui les voyageurs en quête d’absolu.

Hautes altitudes, aridité extrême, vents rugissants de la grande Cordillère. Voler au-dessus du désert de l’Atacama est un défi relevé chaque jour. Mais quel spectacle, quelle récompense. Si ce désert demeure incomparable de beauté vu du sol, il développe des formes esthétiques, des plus étranges, dès que l’on s’élève un peu. Alternant entre quiétude saharienne, fractures dignes du Wadi Rum, étendues comparables à celles du désert de Gobi, l’Atacama offre en plus une ligne volcanique, marquant la frontière entre le Chili, ici, la Bolivie et l’Argentine, de l’autre côté. Tout au long de cette barrière naturelle, des volcans frôlant les 6 000 m d’altitudes, des lagunas turquoises, des geysers, des salars. Un paysage qu’on penserait extraterrestre, où la NASA teste de petits véhicules avant que ces derniers aillent se promener sur Mars.

Né il y a une quinzaine de millions d’année, le désert de l’Atacama étend ses sables et ses couleurs martiennes sur 1 500 km, du nord du Chili au sud du Pérou. Autour du désert profond, la vaste plaine de l’Atacama, un univers de sable, de graviers et de roches si désolé que personne ne l’a baptisé. Ici les vents deviennent sculpteurs et les pierres éclatent sous les effets éoliens pour prendre la forme de la silhouette d’un chef inca, d’une vigogne ou du profil d’une tête de condor. Sous le soleil brûlant, les rivières deviennent sable et les mers salars. Quant aux nuits glaciales, elles achèvent le travail pour ôter en ces lieux toute vie végétale, animale et humaine, ou presque. Il y a toujours des espèces résistantes. Un proverbe Aymara dit qu’ici « il n’y a que les ombres qui bougent ».Né il y a une quinzaine de millions d’année, le désert de l’Atacama étend ses sables et ses couleurs martiennes sur 1 500 km, du nord du Chili au sud du Pérou. Autour du désert profond, la vaste plaine de l’Atacama, un univers de sable, de graviers et de roches si désolé que personne ne l’a baptisé. Ici les vents deviennent sculpteurs et les pierres éclatent sous les effets éoliens pour prendre la forme de la silhouette d’un chef inca, d’une vigogne ou du profil d’une tête de condor. Sous le soleil brûlant, les rivières deviennent sable et les mers salars. Quant aux nuits glaciales, elles achèvent le travail pour ôter en ces lieux toute vie végétale, animale et humaine, ou presque. Il y a toujours des espèces résistantes. Un proverbe Aymara dit qu’ici « il n’y a que les ombres qui bougent ».

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Numéro 25

Atacama
America
Mékong

Juillet 2006

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TIRAWA
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