LOIN DU MONDE CONNU
LES HABITS DE LA NATURE
Images Hans Silvester et texte Passe-Frontières

 

 
LES HABITS
DE LA NATURE

39 €, 168 pages
Ed. Martinière


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PASSE-FRONTIERES
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(valeur du cadeau 15 €)

 

Dans le pays des Mursi et des Surma en éthiopie,
voici des parures saisies dans toute leur fraîcheur et leur originalité par
le talent du photographe Hans Silvester.

La vaste région de la vallée de l’Omo
est un territoire sauvage d’Éthiopie méridionale, situé non loin des frontières kenyane et soudanaise. Les pouvoirs d’Addis-Abeba, de Nairobi ou de Khartoum, très éloignés de la vallée, ne se sont jamais intéressés à ses habitants. Ici, on marche sur des terrains difficiles et sous un soleil de plomb. Une terre d’aventure où l’on ne rencontre ni hôtel, ni magasin, ni eau potable. Il faut tout amener avec soi et loger sous la tente, parfois dans le voisinage des lions, des buffles et des éléphants.

La nature est sauvage, les Hommes le sont aussi. Grâce aux difficultés d’accès du pays, les différentes tribus n’ont connu ni la traite des esclaves, ni la colonisation, et jusqu’à présent, sont épargnées par le sida. En cet ultime paradis de nature, des hommes et des femmes d’aujourd’hui perpétuent des modes de vie ancestraux. Un chasseur transporte des défenses d’éléphant. Les femmes mursi paradent les lèvres élargies par des assiettes d’argile, les lobes étirés, les corps peints et scarifiés. Et les adolescents jouent à se peindre avec des terres de différentes couleurs. Ils se décorent avec les végétaux qui les entourent. Dans un monde où l’art semble si unanimement partagé qu’il en est inconscient, ces enfants font joyeusement de l’or avec de la boue.


Le photographe Hans Silvester raconte : «Dans la vallée de l’Omo, la vie d’un individu ne compte pas beaucoup. La vie de la tribu est la priorité absolue. Le nombre d’homme mourant dans les combats est important : les survivants épousent plusieurs femmes, les naissances garantissent ainsi la continuité de la tribu. S’approcher de ces populations est à la fois facile et difficile. Les photographier ne peut se faire qu’avec leur consentement car le non-respect de cette règle peut s’avérer très dangereux. Vivre avec ces êtres si différents de nous (neuf séjours d’une durée totale de dix mois) m’a fait beaucoup réfléchir sur les « acquis » de notre civilisation.»

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