ARMENIE
UN ROYAUME EN EXIL
Images de Françoise Ardillier-Carras et Olivier Balabanian. Texte Passe-Frontières.
ARMENIE
F. Ardillier-Carras,
O. Balabanian
35 €, 180 pages
Edition Glénat

Que reste-t-il aujourd’hui de l’Arménie ? Une population décimée, déracinée. Un territoire étriqué. Quelques reliques d’une gloire lointaine. Rarement le destin n’a été aussi cruel qu’envers ce peuple qui ne veut pas mourir.

Résilients, les Arméniens regagnent une part de leur liberté sur les grandes routes caravanières.

Les commerçants et les artisans sillonnent les chemins reliant l’Europe et l’Asie. Envahissant tour à tour le royaume arménien, les civilisations perse, ottomane et tsariste, dessinent de nouvelles frontières, toujours plus exiguës, qui provoquent de nouvelles vagues d’émigration. De cette époque tourmentée, l’Arménie porte la marque irrémissible de la plus grande tragédie des prémices du XXe siècle. À l’amorce du premier conflit mondial, les forces de l’Empire ottoman perpètrent sur son sol un génocide d’une cruauté atroce. Des campagnes d’assassinats, de conversions forcées et de déportations provoquent une hémorragie humaine qui anéantit près de la moitié de la nation et qui conduit ses survivants sur des terres d’accueil dispersées sur les cinq continents. La majorité des Arméniens se dirige alors vers les frontières de la nouvelle république d’URSS, dans l’espoir d’y trouver enfin un pays florissant. Mais ils verront toute leur ferveur engloutie dans la machine communiste. Comble de malheur, un tremblement de terre, le plus puissant jamais enregistré au pays, vient compromettre toute chance de reprise économique. Le cataclysme force plus d’un demi-million de personnes à quitter une fois de plus cette terre promise et maudite.


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